vendredi 18 avril 2014

JE M'APPELLE
d'après Enzo Cormann
création 2017
 
« Je m’appelle » d’Enzo Cormann retrace un siècle d’histoire ouvrière et de «guerre économique». Tous nés un 25 avril, chaque personnage évoque son histoire singulière en faisant  apparaître une universalité sous-jacente. Chacun peut se reconnaître à travers des figures tutélaires qui nous évoquent nos racines, nos aïeux et l’évolution du travail dans nos sociétés. Ce texte plonge dans une approche intime et personnelle de l’histoire qui favorise la transmission, où tout un chacun peut refaire et retrouver sa propre histoire et percevoir là où il se situe.

La compagnie est actuellement en résidence pour concevoir le dispositif scénique et la mise en scène de ce texte. La proposition imaginée sera pour l'espace public, les lieux passants. Une création sonore et vidéo accompagnera Garniouze dans son interprétation d'un vendeur à la sauvette faisant état de ces témoignages, faisant entendre ces sans voix.

Collaborations artistiques : François Boutibou, David Bourbon, Christophe Lafargue dit Garniouze, Marc Ménager, Olivier Magni.

Production: les Thérèses
Partenaires: Pronomade(s) en Haute-Garonne - Centre National des Arts de la rue de Haute-Garonne, les Ateliers Frappaz - Centre National des Arts de la rue (Villeurbanne), L'Usine -Centre National des Arts de la Rue (Tournefeuille / Toulouse Métropole), ARTO festival de rue de Ramonville et saison, Derrière le Hublot - Pôle des Arts de la Rue Midi-Pyrénées ( Capdenac), festival sens interdit- festival international de théâtre (Lyon Métroplole).
Et  d'autres partenaires à venir.... 
 


 
RICTUS 
...Toujours en tournée ...
 

Greffé à une armoire de bureau qu’il pousse et traîne tel un Sisyphe des temps modernes, un   homme en errance plonge dans les abysses des villes. Il y mâchouille des mots acides en un rythme octosyllabique continu. Emporté par un « mix » de sons oniriques qui sort de son meuble de Pandore, il nous donne à entendre son ultime vision du monde.
Télérama- juin 2012


T T T Bravo
Rictus
 Christophe Lafargue, dit Garniouze, fraye, depuis vingt ans, avec des compagnies de rue aussi estimées qu'Okupa Mobil et Le Phun. Pourtant, ce n'est que l'été dernier qu'il a été la révélation du festival Chalon dans la rue, avec un solo bouleversant et fiévreux. Lors d'un vagabondage urbain, il éructe de sa voix rauque les "Soliloques du pauvre" d'un certain Jehan Rictus. Nous le suivons pas à pas, impuissants et émus, trébuchant sur les mots qu'il balance comme de lourdes accusations. "J'suis l'homme moderne qui pouss' sa plainte. Et vous savez ben qu'jai raison." Raison, en tout cas, de dire ce que les autres taisent, de percer le silence de l'indifférence. Avec une hargne troublante et désespérée. Une performance d'acteur exceptionnelle !
Thierry Voisin

Un acteur et un musicien proposent une version nouvelle des « Soliloques du pauvre » de Jehan Rictus, poète social du XIXème siècle.
C’est la rencontre entre une langue épique au phrasé singulier et l’ère contemporaine, où se confirme que le vent des inégalités qui soufflait depuis longtemps dans les moustaches de Félix Faure continue, inlassable, de faire claquer les volets de la France.


Une intrusion dans une rame de métro à l’Odéon en novembre 1989 marque les débuts de Garniouze comme bateleur dans les Entrailles Capitales.
Après trois ans de manches et autres larcins, naît la feu Cie Okupa Mobil, aventure de Clowns Collectifs Toulousains. Comédien au sein du Phun depuis 15 ans, il retrouve en 2010 François Boutibou, compositeur et musicien avec le Nom du Titre, pour mixer sur l’Octosylla-beat du méconnu Jehan-Rictus.

Conçu, mis en scène et interprété par Christophe « Garniouze » Lafargue
Composition et mise au diapason Live : François Boutibou
Production: Mathilde Corbière
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production déléguée : Le Phun 
Aide à la création: l’Usine - lieu conventionné dédié aux arts de la rue (Tournefeuille / Grand Toulouse). Pronomade(s) en Haute Garonne, Centre National des Arts de la Rue. La Paperie, Centre National des Arts de la Rue à Angers, Usines Boinot. Centre National des Arts de la Rue, Niort. Résidence à L’Entre-Sort de Furies  / Châlons-en-Champagne (51), ENAC- Ville de Toulouse.